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"La Lettre du Président aux Correspondants du CSF",
la publication bimestrielle destinée à informer
les 18 000 correspondants bénévoles du CSF.
Jean-Marie ALEXANDRE
Président du CSF

Extrait de la Lettre du Président N°105

Correspondant / conseiller

Le duo gagnant

Depuis presque 20 ans, les correspondants occupent une place particulière dans l’organisation du CSF. Jean-Marie Alexandre, Président du Crédit Social des Fonctionnaires, revient sur les raisons de ce choix et sa vision de ce que doit être cette relation « sacrée » entre correspondants et conseillers.

Jean-Marie Alexandre

Le Conseil d’administration vous confie en 1991 la présidence du CSF sur la base, entre autres, de votre engagement à refonder et dynamiser la vie associative. L’existence d’une structure militante efficace a toujours été une priorité pour vous ?

Jean-Marie Alexandre : La vie associative est le meilleur rempart pour lutter contre la bureaucratie et le caractère souvent « froid » et arbitraire que les statistiques nous imposent. Si nous évoluons dans un domaine d’activité extrêmement concurrentiel, nous ne devons jamais oublier que l’association a bâti son identité sur des valeurs de solidarité et de proximité avec ses adhérents. Notre appartenance à l’Économie sociale n’est pas une quelconque déclaration d’intention mais une réalité qui doit guider notre travail quotidien et notre façon de concevoir nos relations avec tous ceux qui participent, de près ou de loin, aux missions de Service Public. Seule une structure militante peut nous permettre de connaître nos ayants droit. Notre capacité à savoir entretenir des liens forts avec tous ceux qui font appel à nos services est la garantie de notre raison d’être. Les correspondants sont et resteront des acteurs incontournables dans notre organisation.

Ce réseau de bénévoles est une force reconnue et enviée. Comment doit s’organiser la collaboration entre les correspondants et les équipes professionnelles dans les agences ?

Jean-Marie Alexandre : Si le soutien des correspondants semble acquis, il n’est pas définitif. C’est à nous tous de savoir le mériter et de le préserver. Nous leur devons, comme à tous nos adhérents, une conduite irréprochable, une qualité d’écoute permanente, un professionnalisme et une rigueur à toutes épreuves. Et cela passe par la qualité des relations que nous saurons entretenir avec chacun d’eux.
Un conseiller doit rencontrer régulièrement ses correspondants pour les informer. Ils doivent connaître nos services, nos produits pour en parler autour d’eux. Cette relation conseiller - correspondant est bien entendue symétrique. Le premier doit aussi savoir écouter le second parce qu’il a tout à lui apprendre de la Fonction publique, parce qu’il sait ce que ses collègues attendent d’un organisme comme le nôtre. Ces échanges sont fondamentaux et nous devons en multiplier les occasions. Sinon, comment pourrions-nous prétendre bien connaître le Service Public ?
L’engagement des correspondants n’a pas de prix. Il réclame la plus grande des attentions.



Conseiller en mon âme et conscience

Correspondante du Comité de Gestion des Œuvres Sociales des établissements hospitaliers publics (CGOS), Bernadette Jardin travaille à l’Hôpital Gérontologique et Médico-Social de Plaisir-Grignon. Ses fonctions lui permettent d’être régulièrement en contact avec une grande majorité des quelques 1 000 agents de cet établissement des Yvelines. Elle se félicite de pouvoir leur proposer de s’adresser à un organisme comme le CSF.

Depuis quand êtes-vous correspondante pour le CSF ?

J’ai connu le CSF il y a une dizaine d’années, lorsque j’ai pris mon poste à Plaisir. J’ai remplacé une collègue qui était déjà correspondante. J’ai assuré naturellement la continuité de la fonction sans me poser de questions. La qualité des relations avec les conseillers, leur professionnalisme, la pertinence de leurs conseils, la diversité des prestations proposées, n’ont fait que renforcer mon envie d’être un relais d’information efficace.

Quelle définition donnez-vous au rôle de correspondante ?

J’estime devoir, avant tout, conseiller mes collègues, les orienter, dans leur intérêt, vers une structure compétente et digne de confiance, qui pourra apporter des réponses parfaitement adaptées à leur situation.
Les personnels de l’hôpital viennent me voir pour me parler de leurs problèmes financiers ou de leurs projets. Le montant des aides qu’apporte le CGOS n’est pas toujours suffisant. Il est donc normal que j’essaie de soutenir mes collègues d’une autre manière. Mais il est de ma responsabilité, vis-à-vis d’eux, de leur recommander des interlocuteurs compétents.

Correspondant et conseiller ne peuvent être efficaces l’un sans l’autre. Que doivent-ils s’apporter mutuellement ?

Thierry Bathilde, de l’agence de Versailles, me donne régulièrement des informations sur les services et produits. Chaque fois que le CSF édite un nouveau document, il vient m’en déposer des exemplaires que je vais mettre à la disposition des agents dans certains endroits stratégiques de l’établissement et de ses 3 annexes.
J’installe des affiches dans mon bureau et à l’entrée du restaurant du personnel. Je dépose également des dépliants dans toutes les boîtes aux lettres des services. Chaque fois que je suggère à un collègue de prendre rendez-vous avec le CSF, je lui remets une documentation.

De votre point de vue de correspondante, quelles sont les limites de vos actions ?

Compte tenu du caractère social de mes missions, je considère, tout comme la direction de l’hôpital, que mon rôle de correspondante du CSF et les actions que j’entreprends à ce titre font partie de mon métier. Je suis naturellement au service du personnel pour les aider, notamment, dans leurs relations à l’argent. Mais à chacun son métier ! Si j’encourage quelqu’un à rencontrer le CSF, il appartient au conseiller d’être performant, de savoir lui proposer les solutions les plus adaptées. D’ailleurs, pour m’assurer en permanence du bien fondé de ma démarche, je demande à chaque collègue de venir me raconter comment s’est passé son rendez-vous.